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Nouvelle année, cercle infini et horizon

3 Janvier 2021 , Rédigé par Pereg

2021 commence et pourtant j’ai l’impression de tourner en rond. Hier matin, alors que je démarrais mon travail comme prévu après deux semaines de vacances bien pleines. J’ai eu le déplaisir mais sans pour autant être une surprise de découvrir que j’allais enseigner à distance pour la semaine à venir.

Encore ? oui encore, le nombre de cas COVID au Liban a explosé le plafond, plus de 3500 à la veille du premier de l’an, et des taux de contamination très importants. Ainsi, alors que tout est ouvert actuellement, il ne serait malheureusement pas surprenant que le pays soit reconfiné incessamment sous peu… Quand on voit que les bars, les boîtes de nuit et d’autres lieux de socialisation sont ouverts, il ne faut pas s’étonner des conséquences. Si les gens respectaient bien la distanciation sociale, s’ils mettaient constamment des masques et plus encore, je ne dis pas que ça ne serait pas possible de maintenir de telles activités ouvertes. Mais le Liban reste le Liban, et les gens ne sont pas super motivés à suivre ces règles. Je ne dis pas non plus que je fais tout parfaitement, je ne blâme pas non plus la population libanaise dans son ensemble. Mais l’insouciance de certains peut paraître désolante face à la réalité médicale. C’est donc sans surprise que je vois qu’à l’école, mes élèves pâtissent de cette situation en n’ayant pas la possibilité de revenir en classe pour un temps encore. Un temps non-défini, qui pourrait durer une semaine, comme trois ou neuf… Nous verrons bien l’évolution prochaine de la situation, mais je ne me montre guère confiant quant aux libertés de déplacements et plus encore au Liban.

Pour autant, malgré un confinement quasiment certain à venir, je suis assez content de pouvoir me remettre à travailler, malgré les conditions délicates. Car en effet, après deux semaines de repos, même sans trop de motivation, ce n’est pas plus mal de s’investir encore, de remettre de l’ordre dans sa tête pour la suite de travailler à proposer et faire. J’avoue que j’aurais eu plaisir de revoir les bouilles de mes CE1, il est même probable que certains ont grandi. Ce ne sera qu’en visioconférence, ce  n’est pas comme si on allait se faire des câlins de toute façon… Après, quand je pense travail, je pense surtout à celui de septembre prochain car les dossiers pour la rentrée 2021 ont démarré, et avec eux, la magnificence administrative qui s’en suit. J’ai bien fait attention à la première liste de postes vacants. J’ai eu le plaisir de trouver deux des trois destinations qui me font rêver. D’autres destinations intéressantes, mais j’y verrai plus clair en fin de semaine prochaine après l’envoi des premiers dossiers. Je reste cependant sur une idée principale… Si l’on me propose un poste, j’irai. Ça parait évident dit ainsi, mais je ne postule que dans des lycées qui me font envie, je n’ai donc aucun intérêt de refuser le premier venu.

Cette semaine, travail à distance d’accord, préparation des dossiers, mais aussi si la reprise du sport si le confinement me le permet car même si je n’ai pas trop abusé pendant les vacances, j’en ai quand même profité… Ma valide de retour à Beyrouth en était le parfait exemple. Chouchen, Rhum, gâteaux pur beurre, il  y a de quoi profiter pleinement des délices bretons. Rentré avec une valise pleine d’habits qui restait en France, je ne pouvais que la remplir de douceurs à partager ici. On a d’ailleurs doucement commencé avec Marc et Fady, mais le cidre restera jusqu’à la chandeleur, et le chouchen une semaine de plus à la Saint Maron ou la veille. Parti le 21 décembre, j’ai vraiment eu le temps de me poser en famille comme je voulais. Ce temps a pu paraître court, mais il m’a surtout permis de voir ceux qui m’étaient importants. Neveu et nièce, filleuls, grand-mère et le reste de la famille. Il est vrai que cependant pour une fois, je n’ai pas pu passer de temps avec les amis comme Fabien ou Morgane, mais le contexte sanitaire et la rapidité des passages vannetais de chacun nous a amené à l’impossibilité de se croiser. Une prochaine fois, en Bretagne ou ailleurs, car on ne peut pas rester trop longtemps sans se voir, ça ne peut se faire !

Test PCR avant de prendre l’avion pour la France, test avant de repartir pour le Liban prendre l’avion, et test pour être sûr de reprendre l’école. Ce rendez-vous ne m’est pas volontairement plaisant, il n’en reste pas moins indispensable à mon activité touristique ou familial. J’ai toujours eu le plaisir de me trouver négatif pour l’instant. Non pas que je sois le mec le plus précautionneux, ni celui qui fait le plus attention, mais déjà éviter Paris durant mon séjour français était une bonne idée. Une soirée du Nouvel-An durant laquelle je n’ai pas abusé, mais je suis quand même passé boire un verre au bar, puis un second après minuit. Je ne tiens pas du tout à attraper ce virus, mais entre les libertés prises par les gens ici et ma manière d’agir, je ne serai pas surpris que je le chope. Je fais attention à minima, mais je ne me prive de rien, et ça  c’est clair, ce n’est pas très COVID.

Ainsi, après un joli Noël avec de beaux paquets apportés par le Père-Noël, livres et lunettes de Moto, après de jolis repas, hot-dog raclettes ou fruits de mer, Beyrouth sera autre chose à présent. La crise économique est à un niveau déjà incroyable, j’ai changé 1€ pour 10 000 livres libanaises quand il y a un an, c’était 1€ pour 1500 ll… J’ai de la chance d’être européen ici et plus j’ai de facilité plus la population libanaise souffre elle. C’est injuste, et c’est une des grandes raisons de mon départ, car oui j’ai profité ici. Mais voir ce pays dépérir, ce pays que j’apprécie au point de l’avoir sur la peau, c’est trop. Il me reste six mois complets devant moi. Encore six mois, juste six mois. Je suis bien différent de l’homme que j’étais en 2018. Oui le monde scolaire a changé, la COVID a changé beaucoup de choses, mais j’ai aussi mûri. Je vais donc faire en sorte de profiter au mieux du temps qu’il me reste ici.

Une nouvelle année, une dernière à Beyrouth, un enseignement à distance comme avant, mais une projection sur septembre et plus encore. Il est temps d’arrêter l’ordinateur et de passer à la lecture des mousquetaires …

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