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Indépendance, Reine des neiges et Moto

24 Novembre 2019 , Rédigé par Pereg

Volty, Ô ma chérie

Volty, Ô ma chérie

Si l’on m’avait dit que je noterai ces trois choses dans une même phrase, dans un même titre, je doute que j’aurais pu le croire, mais d’une certaine manière il résume parfaitement l’état de fait de ce dimanche soir. Ma semaine a été particulière à de nombreux points de vue, sans pour autant perdre de vue l’essentiel, le travail  et le lâcher-prise qui devait en résulter.

Même si l’on a douté chaque jour de devoir se lever pour aller en classe, finalement nous avons travaillé chaque jour, de lundi à jeudi. Ça peut sembler anodin dit ainsi, mais depuis le début de la révolution, jamais nous avions eu quatre jours d’affiler de travail, c’était donc un mini-évènement que de reprendre un rythme de travail relatif. Sinusoïdal pourrait convenir mais ce serait faire intervenir des mathématiques pour pas grand-chose. Une cérémonie à l’école, jeudi matin, et un nouveau gymnase à pouvoir utiliser, le reste de la semaine a été relativement normal, si l’on peut parler de normalité dans ce contexte toujours si relatif.

Cette fête de l’Indépendance, a eu une saveur particulière, tout d’abord ce 22 novembre a mis en exergue la différence entre la classe politique dirigeante, présente à un défilé militaire finalement maintenu, face à sa population, ovationnant une parade civile, la première du nom, qui fera assurément date. Déjà la réforme sine die sur la corruption était un grand pas, ce jour de l’indépendance marquait à nouveau le rapprochement des libanais, à un niveau que je n’imaginais pas encore il y a deux mois. Même si le système politique ne change pas tout de suite, même si la classe dirigeante est encore présente pour des années, ce sentiment d’un pays unifié par sa base, par sa population qui a dit «Ma3 ba3ed » (ensemble). Personne ne peut l’enlever et mesurer l’impact futur que ce moment d’unité nationale pourra avoir. Mais c’est évident qu’il sera primordial pour le futur de ce pays, du moins c’est comme ça que je l’imagine et je l’espère.

Pour ma part cette semaine a été synonyme de particularisme d’identité. J’ai quelque peu tiré sur tous les pants de ma personnalité. Suivant avec plaisir le rugby européen, chevauchant sur un long périple une jolie volty bleue, regardant un film de princesse et dansant jusque tard dans la nuit, sans oublier de me perdre en littérature. On pourrait me dire que mes loisirs prennent trop de place dans un emploi du temps déjà fort serré par le travail, mais il est de ces respirations nécessaires à la survie du quotidien, sur lesquelles, jamais ne je me soustrais. Entre mes besoins de voyages, de mouvement, on me dira qu’il ne reste plus grand-chose, mais ça reste ma priorité, mais pas ma vie.

Ainsi, comme je l’avais promis, j’ai amené la fille de ma collègue voir la Reine des neiges II, j’avais dit vouloir le faire et je ne mentais pas, car malgré le côté Broadway du film, le premier avait été assez apprécié. J’attendais donc de voir où mènerait le second. Visuellement, il est irréprochable, des musiques assez sympas, mais qui méritent une écoute en anglais pour avoir le propos réellement voulu, un scénario un peu léger mais qui n’empêchera pas de passer un bon moment. Petit bonus avec une  chanson au combien particulière qui m’a valu un de mes plus gros fou rire au cinéma que j’ai pu avoir.

Samedi matin amenait son lot de surprise, une Volty bleue 250, un plaisir hors-norme de me sentir vivant, vibrer au fil du vent sur des routes que je n’avais encore jamais empruntées et mener à une vallée à l’Est de Ghazir, comme un trésor caché que je vais retourner explorer ultérieurement, j’ai été réellement submerger par la beauté du paysage. C’est aussi là que j’ai pu voir combien j’avais progressé sur mon deux-roues, à ne plus être seulement concentré sur la route elle-même, mais aussi réellement réussir à prendre en compte mon environnement extérieur. Passage de vitesse à gauche, débrayage, retour en seconde pour le virage plus serré et coup de poignet à droite en sortant pour redonner du gaz. Passage en troisième, puis quatrième car la chaussée le permet, pointe à plus de 80 en bord de falaise… Grisant tout simplement. Je ne regrette en rien mon casque intégral, j’ai beau vouloir jouer l’aventurier, on ne badine pas avec la sécurité. Il me tarde d’avoir mon permis et mon scooter pour voir si sur ce petit-là aussi, je serai à mon aise.

Après ce ride, est venu le temps de la coupe d’Europe, c’est fou comme l’impossibilité de faire du rugby actuellement ici me fait de plus en plus rêver d’y rejouer réellement. Je doute qu’en soi, ça soit une très bonne idée comme je ne suis un peu cassé de partout, mais j’avoue que j’aimerais chausser à nouveau des 18 mm  et les écraser dans une flaque de boue entre deux brins d’herbe, à côtoyer un talonneur dans un ruck. On verra si l’avenir me donne cette possibilité, mais à partir de la fin de semaine prochaine, je retourne à la salle, je suis passé en mode bouée ventrale, il est temps de rectifier le tir.

Hier soir a amené une autre satisfaction, celle des échanges sociaux plaisants. Oui une expression bien trop forte pour dire une belle soirée mais j’avais envie de changer un peu. Tout d’abord j’ai rejoins Marine, ma collègue de Verdun rencontrée à Nicosie, nous nous étions plus revu depuis l’auberge de jeunesse. Après un passage sur le boulot, la vie beyrouthine, les conversations ont dérivé pour aboutir à se connaître un peu plus et c’est fort plaisant de découvrir une personne qui peut voir les choses de la même manière que moi, qui l’expérimente ainsi également, mais dans un autre établissement et forcément la comparaison est intéressante. Ensuite, j’ai rejoint les filles pour le dîner anniversaire de Sahar, du côté de Mar Mikhail. Un repas mexicain que je n’avais pas fait depuis des lustres. Après un tel délice, il fallait poursuivre la soirée. Ce qui fut fait dans un club que je ne connaissais pas, le Bahay. En direction du nord, sur la route de Jounieh. J’y ai sacrément halluciné. En effet le thème de la soirée était l’armée. Des drapeaux libanais et ceux de l’armée partout, un spectacle qui prenait des airs militaires. Sans oublier bien sûr et je ne l’ai réalisé que très récemment, que les libanais font ce qui s’apparente au salut fachiste quand on entend l’hymne national. Pour l’européen que je suis, c’est assez perturbant, surtout pour l’antimilitariste convaincu que je suis, mais ça n’a pas empêcher de profiter au son de nombreuses musiques arabes et autres.

Grizzly des plaines septentrionales, oui j’aime l’idée d’un bestiaire personnel, parachuté dans ce pays depuis un an, qui est depuis le mien, avec un élan que je n’aurais jamais imaginé voir ici, je vis et vibre au cœur de cette révolution, spectateur privilégié de ce bouleversement. Un dimanche en dilettante, songeant beaucoup à ce qu’il va advenir à l’école mais aussi au pays, ce que je vais devoir faire prochainement et un petit questionnement sur qui je suis. Bref un dimanche.

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Dilemme, syndicalisme et vallée des merveilles

17 Novembre 2019 , Rédigé par Pereg

ma chanson du moment. Je l'utiliserai sûrement en classe...

Assis dans le canapé devant le match de la France, j’aime la possibilité de pouvoir regarder les grandes chaines françaises. Je ne les ai pas toutes bien sûr mais j’ai au moins de quoi suivre le football national et c’est déjà pas mal. Je n’avais pas le choix jeudi soir étant bien occupé, mais il m’était apparu que ce soir était tout à fait propice à regarder un match de l’équipe de France, ou plutôt, à mettre en fond une pelouse verte  et jeter un coup d’œil de temps en temps.

La première chose que j’ai en tête comme bientôt depuis un mois est, que se passe-t-il avec la révolution ? aujourd’hui, ça marquait le premier mois, et les manifestants étaient à nouveau dans la rue, la semaine passée, je n’ai eu classe que vendredi, le lycée n’ayant pu ouvrir les autres jours avec les difficultés de circulation. Oui car cette semaine à nouveau un mort à un barrage routier, un druze. Des revendications qui n’aboutissent toujours pas, et une nouvelle loi d’amnistie préparée par un parlement pour continuer à travailler tous ensemble. Ça semble compliqué et l’évolution reste toujours incertaine. La première incertitude en ce qui me concerne, est à présent le doute permanent sur mon travail : « vais-je travailler demain ? ». C’est fou quand même d’arriver à douter au point où le stress nous fait forcément nous poser la question, de ce qu’il va advenir. Même si rien ne se passe, on se le demande toujours, car jusqu’à 7h30 et la sonnerie, il peut s’en passer des choses, chaque nuits et matins. Cette insécurité mentale est usante, pénible, fatiguant pour tout organisme, pour tout être humain normalement constitué. Je ne suis que français, spectateur privilégié de ce qui se passe actuellement dans ce pays où je réside, mais ce pays qui n’est pas le mien. Alors que dire pour les libanais ? Celles et ceux qui voient leur révolution stagner, qui payent un lourd tribu à tout ce qui se passe, je ne peux qu’essayer de l’imaginer et je reste humble devant les défis qui se présentent à ce peuple si résilient mais avec une politique fort complexe.

Cette semaine a vu aussi se présenter à nous autres enseignants, un questionnement. Celui du rattrapage potentiel des jours de classes non-travaillés. Oui car c’est une conséquence directe, onze jours actuellement de classe que nous n’avons pu faire. Nous avons donc commencé à réfléchir, à anticiper cette demande que la direction allait nous faire pour notre positionnement sur ces jours-là. J’ai donc dans ce cadre, passé une bonne partie de la semaine à chercher des informations sur la légalité d’un tel rattrapage, les droits des résidents français, et l’attitude des collègues des autres établissements du réseau. J’en suis même venu à interroger sur internet des collègues de d’autres pays s’ils avaient vécus des situation similaires et ce qu’il en avait résulter. Je ne me prononcerai en aucun cas ici pour l’instant, ni sur ce que j’ai envie, ni sur la légalité de ce que j’ai pu trouver, mais c’est un dilemme cornélien qui nous sera sûrement proposé, il faudra faire au mieux pour tout le monde et l’on sait d’avance que ça ne sera pas simple du tout. Le pire là-dedans, c’est que l’on va prendre une mesure, pour une révolution qui n’est pas encore terminée. Je sais combien le problème est complexe, que ça soit pour moi, résident français, ou collègues libanais, direction, parents, mais surtout les enfants. Car si l’on travaille c’est avant tout pour eux et je souhaite uniquement et simplement qu’ils n’en soient pas lésés, d’une quelconque manière.

J’ai donc eu de bref moments qui m’ont permis de surnager, de sortir la tête de l’eau, et surtout de penser à autre chose, qu’à la révolution ou la situation du lycée. Lundi soir avec Maléfique au cinéma, avec des personnes que j’apprécie forcément, même si le film n’était pas fou. Jeudi soir chez Belle à Badaro, elle avait cuisiné pour David et moi un plat traditionnel d’Afghanistan à base d’aubergine. Délicieux, tout autant d’ailleurs, le humus fait maison par sa coloc et tout le reste. Une belle soirée qui me confirme une fois encore combien j’apprécie le trio que l’on forme tous les trois, et ces moments si particuliers qui font que ce sont eux, mes premiers vrais colocs.

Dimanche arrivait, et attendu car avec Sahar, May, Lama et Jocelyne, on avait décidé de sortir de la ville, de sortir de Beyrouth pour aller dans la Qadisha. Cette vallée aux merveilles pour moi, d’une nature brute et verdoyante, d’une garrigue aux pins odorants, du bonheur naturel à l’état pur tout simplement. Cet endroit, Sahar n’y avait jamais mis les pieds. May ne pouvant plus, nous sommes partis à quatre. Arrêt petit-déjeuner à Amchir pour un endroit que Lama nous a fait découvrir. On prendra la route montante de Kousba, puis le monastère de st-Antoine de Qozayah. Dimanche, on l’oublie parfois mais il y a aussi la messe des fois, et ce fut le cas, des chants en arabe et des cloches hurlantes à la sortie, j’apprécie toujours de voir la ferveurs des gens, qu’importe la religion. Ensuite direction Hawqa, pour rejoindre un ermitage… par un escalier. Ce dernier m’a ramené à Mafate et la Réunion avec des escaliers à n’en plus finir, intense en descente, nous filions ensuite dans le bas, pas le fond de la vallée, vers Qannoubine. Ce chemin fut merveilleux, tout ce que je voulais faire, nature, arbres, fleur, chemin et fatigue. Pique-nique puis retour, l’escalier nous donnait 200m de dénivelée à monter, et même si l’on est préparé, c’est dur. Il nous a fallu un peu de temps pour récupérer, alors que je me suis baladé sur le reste du parcours.  Une glace amplement méritée sur le retour et l’on rentrait à Beyrouth.

La mi-temps est passée et la France, va surement gagner ce match, bravo à la paire française des masters, Poulidor est décédé cette semaine, je connaissais son nom et sa légende mais le vélo n’a jamais été ma passion. J’aime bien ce petit point sport pour finir. Quelle sera la suite pour moi ? aucune idée, j’en parlerai peut être dimanche prochain.

Qadisha, ma belle.

Qadisha, ma belle.

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Ecole, casseroles et sortie

10 Novembre 2019 , Rédigé par Pereg

5th of November, and pans.5th of November, and pans.

5th of November, and pans.

Après des jours d’attente et de questionnement, j’ai repris le chemin de l’école mercredi, après n’avoir pas pu travailler ni lundi ni mardi du fait du blocage des routes. Moi qui craignait de rester coincer à la maison toute la semaine, ce ne fut pas le cas et heureusement. Il était devenu nécessaire de revenir vers le travail après plus de deux semaines non travaillées. Quoi je me plains de ne pas bosser ? Oui les enjeux de la révolution sont bien supérieurs à ma modeste personne, mais je ne peux m’empêcher de m’inquiéter pour mes élèves et le programme que je suis sensé suivre avec eux. Alors mercredi matin comme si de rien n’était, l’école ouvrait et les élèves reprenaient leurs places, pour un total aujourd’hui de vingt-trois jours travaillés sur trente-six possible. On est début novembre et j’ai déjà un mois de retard sur mes collègues en France. Ça me travaille forcément, surtout avec cette nouvelle méthode de lecture que j’essaye d’appliquer au maximum. C’est peu dire que se former sur une nouvelle conception de travail, est une vraie réflexion sur soi-même et sa pédagogie, alors le faire sans être aider, c’est clairement moins aisé.

Demain, 11 novembre jour férié… En France me direz-vous c’est tout à fait normal, mais au Liban, il n’est pas considéré dans les jours de congé. Cependant hier samedi, était la naissance du Prophète, et ici comme dans de nombreux pays, on « rattrape » les jours de congé, d’où ce lundi à la maison à nouveau. Ce n’est pas plus mal car il va me permettre de profiter un peu plus de choses et d’autres, à commencer par un match de basket de plus après celui d’hier après-midi. Mais aussi et surtout de me caler dans un rythme que je suis sensé avoir alors que je me sens complètement déphasé. C’est ça finalement ma première inquiétude vis-à-vis de mes pitchounes, c’est que l’on n’arrive pas à trouver notre rythme de croisière pour progresser tous ensemble et les faire évoluer vers les objectifs d’apprentissage de cette année de CE1. On pourra me rétorquer qu’ils ne sont qu’en CE1, qu’ils pourront se rattraper ultérieurement et c’est bien vrai, mais ça ne m’empêche pas de m’inquiéter de cette scolarité en dilettante que cette année scolaire va nous proposer. Mes collègues me l’ont dit, me l’ont quasiment affirmé : « il y aura encore d’autres jours de blocage à venir dans l’année ». Rien que de le savoir, je me désespère pour mon travail, mais également, je ne souhaite que le meilleur à ce pays qui est le mien aujourd’hui. Donc s’il faut passer par la rue, Saoura kamen.

Une des nouveautés de la semaine en matière de révolution à 20h précises, de faire un maximum de bruit avec les ustensiles domestiques, autrement dit les casseroles. C’est assez génial de se balader en ville et de se retrouver au milieu d’un concert inégal provenant des immeubles alentour, du voisin relou du second à la grand-mère du quatrième, tous à la fenêtre à taper sur la marmite, que ça soit celle pour le houmous ou le moughrabillé, cette cacophonie est géniale. La créativité libanaise en matière de révolution, en matière d’écoute attentive des revendications des uns et des autres est simplement juste folle. Je suis fier et heureux de pouvoir assisté à de telles manifestations, mais je me dis surtout, j’en viendrais presque à le prier… que tout finisse bien. Oui, je peux être considérer comme utopiste à le réclamer, à l’espérer, car mon ressenti est tout autre, et je me dis forcément que la situation ne peut que dégénérer d’une manière ou d’une autre. On verra si l’avenir me donne tort ou raison. J’ai encore à minima dix-huit à faire ici et j’espère être présent pour les changements !

Après cette reprise à temps partiel, je n’en était pas moins ko vendredi soir, avec la bonne idée de sortir voir Belle et David, en mode triplette comme il y a un mois à Vinifest. Avec un résultat très similaire, de belles discussions, quelques verres de trop et une belle soirée avec des gens que j’apprécie beaucoup. Le petit mal de tête avant de monter sur la moto samedi matin confirmait ce sentiment d’une soirée productive. Après 23 jours sans deux-roues, j’étais de retour sur la volty 250, première, seconde, troisième et casque intégral. Plaisir retrouvé sur ce bolide que j’ai fait mien le temps d’une balade d’une heure sous un soleil qui était toujours présent et une circulation  tranquille, comme on peut l’espérer à ce moment de la matinée. Je n’ai qu’une hâte, c’est d’en finir avec ça également pour profiter pleinement à deux jours et ainsi progresser encore avant de faire valider ce permis à la fin en France. Une belle partie de basket l’après-midi, der Klassiker au café d’à côté, j’étais prêt pour ce que j’attendais déjà impatiemment, ma sortie de dimanche.

En effet, ce matin, je retrouvais le gang des italiens du côté de Cola pour prendre la direction de Tyr (Sour), je ne sais jamais comment l’appeler cette ville.  On prenait un minibus, chose que je n’avais pas fait depuis 2018 il me semble, et c’était parti pour un ride, pas si long que ça, pleine balle au sud. Arrivé à 11h et des brouettes au niveau du port, le soleil de plomb était déjà bien là alors que nous parcourions les ruines d’al médina. C’est fou de se dire que l’on supporte 31 degrés ici alors qu’en France on peine à atteindre les 10… Mais je ne peux pas m’en plaindre car sinon, jamais, au grand jamais je n’aurais eu le plaisir de ma sortie du jour. Du coup, un manouché puis l’hippodrome d’el-Bass. Ce site est vraiment tout ce qu’il y a de plus impressionnant et une fois encore, j’étais pantois sous la porte romaine ou sur les gradins de ce cirque. Ces ruines peuvent paraître faibles à côté de Baalbek, mais pour elles-mêmes, elles n’en demeurent pas moins impressionnantes. 14h sonnaient et l’on était déjà à la plage, avec une légère appréhension très vite dépassée sur la température de l’eau. Je ne me rappelle pas avoir pris autant de plaisir à me baigner à cette période de l’année dans l’hémisphère nord. Oui, je n’ai pas non plus vécu dans l’hémisphère sud peut-on me dire, mais quand même, quel pied que de se baigner un 10 novembre, et surtout, aussi bien accompagné. Alors que le soleil baissait, que le crépuscule approchait, nous prenions le chemin du port à nouveau, puis de la pointe de la vieille-ville pour une dernière bière dans cette cité du sud. Le retour en bus tout tranquillement, je n’en demeure pas moins fatigué par une journée à 20km, mais c’est aussi ce que je souhaitais.

Cette semaine était aussi, celle du 5 novembre, date que je célèbre chaque année par la visualisation du film V for Vendetta, mais qui cette année a pris une dimension toute particulière avec la révolution libanaise. Entre le visage de Guy Fawkes et celui du Joker, il n'y a qu'un pas que beaucoup ont franchi ici, et toujours avec le sourire. Petit commentaire sportif également pour finir, car même si je n'ai pas eu le plaisir de voir les matchs, j'ai suivi avec attention la victoire en Fed Cup des françaises en Australie, je ne pensais pas qu'elles le feraient, bravo à elles.

Alors et maintenant, demain au repos ou presque, une semaine de travail « normale » à venir et un weekend pour faire la fête ? en tout cas, c’est l’idée initiale mais l’on verra si c’est donc ce qui va se passer…

sur la plage...

sur la plage...

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