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Paris sportifs, première dose et Qadisha

20 Juin 2021 , Rédigé par Pereg

balade dans la Qadisha

balade dans la Qadisha

Dimanche soir et minuit vient de sonner à l’heure où j’écris ces premiers mots. Ce long weekend aura eu raison de mon écriture pour le meilleur assurément. En effet, après une nuit dans un couvent, après une balade dans Trablos, retour tarif à Beyrouth pour une soirée au calme sans pour autant avoir eu la possibilité de prendre le temps de poser mes mots. Même si le réveil sera tôt, je ne voulais pas déroger à ma règle d’écriture. Un article court n’en reste pas moins un article et de ce côté, j’ai toujours le plaisir d’écrire. J’ai d’ailleurs en ma compagnie mon carnet d’écriture pour clore mon périple libanais dans lequel je ne manque pas de noter à chaque fois ce qui me passe par la tête. Comme durant mes colos, ce carnet un peu spécial n’en reste pas moins un outil nécessaire et la coïncidence d’avoir fini le grand pour me permettre d’avoir celui-ci pour les derniers jours n’est vraiment pas pour me déplaire. Je n’en reviens d’ailleurs pas vraiment car il me ne me reste même pas deux semaines. Un dernier et ultime weekend, qui se passera à Beyrouth, et nulle part ailleurs.

C’est aussi pour ca que ce weekend, le pénultième, était celui qui permettait de partir, une dernière fois, dormir un peu plus loin. Il y avait une expérience dont on m’avait parlé, mais dont je ne m’étais pas réellement occupé avant de me dire qu’il serait temps de le réaliser. Aller dormir dans la Qadisha dans un refuge, autrement dit, un monastère. Car oui, dans cette superbe vallée, mon endroit favori du Liban, plutôt que de le faire simplement dans un hôtel à Bécharré, l’idée était de faire une randonnée, rejoindre un monastère, y dormir et reprendre la marche le lendemain. J’étais donc rentré en contact avec différents endroits avant d’en choisir un, Notre Dame de Qannoubine. Départ vers midi, repas et baignade à Enfeh, puis montée dans la vallée. Voiture posée à 18h, avec la confirmation que la marche sera close avant la nuit, il était temps de partir. Et faire un moment pareil, au calme, faire cette soirée non de recueillement mais de repos, était un programme pleinement alléchant, je dirai même nécessaire. La vue étant folle, ce calme plus que bienvenue permettait de prendre du recul une dernière fois sur tout le séjour que j’ai pu faire ici. Au matin, départ après la messe des nonnes, non je n’y ai pas assisté simplement attendu leur fin pour un retour vers la voiture. Une nouvelle balade dans la vallée, un monastère orthodoxe à visiter avec de jolis escaliers. Passage rapide à Trablos pour une dernière vue de la citadelle, de la foire et son vide absolu. Ce weekend au nord avant d’attaquer la dernière semaine avec les élèves, m’a permis de cocher toutes les caches de ma wish-liste, de tous les endroits que je souhaitais découvrir dans le pays. Je n’ai pas tout vu, je n’ai pas tout fais, mais je peux clairement affirmer avoir découvert le Liban du Nord au Sud, d’Est en Ouest. Bien sûr Nakhoula et sa région ne me seront pas accessibles, ni la barrière de St Antoine, mais qu’importe. Ce Liban je l’aime et il me reste encore dix jours pour profiter des gens auxquels je tiens.

Ces derniers jours à la maison, je n’ai eu que deux préoccupations, la première est réalisée, la seconde sera peut-être plus compliquée, mon vaccin et ma moto. Je m’étais enregistré sur Covax, et c’était forcément délicat de voir comment les choses évolueraient mais j’étais bien déterminé à prendre ma première dose ici, pour avoir la possibilité de faire la seconde en France et surtout éviter si possible, les trois semaines de quarantaine en arrivant au Vietnam. On m’a dit de me présenter le 16 juin à l’hôpital Rafic Hariri au Sud de la ville avant midi. Il n’était pas 9h que j’étais sur place et j’ai eu le droit à ma dose d’Astrazénéka. Mais quoi ? Tu as fait une dose de ce vaccin alors qu’en France il te serait interdit ??? Oui je sais, mais c’était le seul que l’on me proposait ici. Déjà, je m’en sentais soulagé. Je l’étais moins le soir par la puissance de la réaction au remède. 24 heures intenses ont suivi, entre fatigue violente, fièvre, tête qui tourne et plus encore, j’étais mis ko. Mais depuis, j’en suis surtout soulagé car j’envisage la suite avec confiance. Si je peux faire la seconde avant le 8 juillet, je pourrais donc être le 22 officiellement déclaré immunisé et donc envisagé plus sereinement la découverte du Vietnam à suivre. Tout peut encore changé, mais une semaine en chambre d’hôtel ce n’est pas la même chose, financièrement bien-sûr, mais moralement surtout. On verra, le mantra libanais me reste.

Ces jours-ci, l’euro2020 de football reste l’évènement le plus important que j’ai envie de suivre au quotidien, sportivement d’abord car les matchs peuvent être intéressants, et le sommet France-Allemagne a été un match magnifique à vivre au pub. Une régalade collective, de force, de sérénité contre une équipe qui nous réussit plutôt bien, mais qui a permis de tester aussi la qualité de ces 26 bleus. Depuis la France a fait un nul contre la Hongrie et bien qu’elle a son destin entre les mains, n’est pas garantie d’une suite de tournoi plus facile. Pour pimenter mon suivi de cette compétition, je me suis mis à parier sur les matchs, ce qui m’a plutôt réussi d’ailleurs globalement, mais j’en reviens à présent à privilégier l’équipe qui me rapportera, non pas celle que j’ai envie de voir gagner. Du coup, je peux faire choux-blanc, comme avec les bleus. Les italiens m’ont bien aidé, j’ai été impressionné par leurs qualités collectives, mais seront-ils au rendez-vous en élimination directe ? Nous le verrons bientôt. Ce petit ajout, pourra se faire à nouveau sur des compétitions bien particulières, mais avec parcimonie, car ça reste de l’argent.

J’ai fini ma première page et je commence à bailler à m’en décrocher les canines… J’ai regardé le score désastreux de l’abstention aux élections du jour, de voir la Bretagne plutôt coloriée en rose me fait plaisir, le national ne m’intéresse pas. Les Suns semblent se diriger vers le match 1, et moi vers le sommeil. A bientôt

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Football, massage cardiaque et cas contact…

13 Juin 2021 , Rédigé par Pereg

Dimanche matin, j’attends de faire un test rapide car mes maux de têtes d’hier m’ont convaincu de ne prendre aucun risque et de faire un test ce matin. Un de mes colocs était à un mariage le weekend dernier, il y a passé du bon temps. Cependant il a côtoyé un cas positif, et l’est devenu lui-même mercredi… Du coup, je me suis retrouvé cas contact et ça implique un aménagement assez fort de ma vie quotidienne. J’ai dû être remplacé à l’école et je ne pourrai y retourner que le 22 juin si tout va bien d’ici là. Mais les sorties sont aussi limitées, il en est de même de mes activités. Si je devais m’en attrister je ne serai pas rendu, pourtant c’est bien le cas malgré tout. Ça me peine de me retrouver confiné à nouveau alors que mon séjour libanais se termine.

Être cas contact, ce n’est pas fun, mais la journée d’hier a donné son plein sens à la maladie et la tristesse qu’elle peut provoquer... Durant le match de l’euro Danemark-Finlande, un homme s’est effondré sur le terrain. Christian Eriksen. La même chose avait eu lieu durant la coupe des confédérations en 2001 et Marc-Vivien Foé, lui n’avait pas survécu. Le danois, après avoir reçu un massage cardiaque, a pu être évacué à l’hôpital, et semble se remettre doucement de son malaise. Tout est heureux. Le football a progressé dans la prévention et le soin des cas cardiaques qui sont malheureusement encore trop fréquents. Mais la réaction de ses coéquipiers l’entourant, de ses adversaires, du public, tout cela dépassait évidemment le choc terrible de ce malaise. Le football a repris après avoir reçu des nouvelles rassurantes, et le score au final est anecdotique.

L’Euro a commencé vendredi soir par la victoire italienne sur la Turquie, la France ne jouera que mardi face à l’Allemagne, je pense que nous allons gagner mais on ne sait jamais, il est encore trop incertain pour savoir ce qu’il en sera. Notre équipe est belle, mais une compétition peut parfois réserver des surprises et je me dis que le plus important est de voir de beaux matchs, même si bien sûr une victoire des bleus après la défaite en finale en 2016 serait toujours plus beau. Le tournoi démarre à peine, je vais regarder quelques matchs du premier tour et le reste du mois de juin sera rythme par la compétition. Je ne m’interdit rien pour autant, et hormis ceux des bleus, ce n’est pas si grave si je ne suis pas devant tous les matchs de la compétition. C’est vraiment plaisant de retrouver des stades remplis, des ambiances festives, et un peu de qualité sur le terrain. Cependant mon temps libanais est limité et je souhaite aussi en profiter au maximum de ce qui m’est donné. Alors je dois jongler avec mes possibilités pour toujours fonctionner avec le sourire.

Ces derniers jours, les files d’attente devant les stations essences se sont allongées, le dollar est reparti à la hausse et les tensions rejaillissent… Oui le Liban a ce côté poudrière et la crise actuelle continue de creuser le fossé. Il est difficile de prédire ce qui peut arriver, mais je ne vois pas la situation s’améliorer. Les temps sont délicats pour les libanais, même les cafés à présent sont obligés de laisser des moments sans électricité, ils ne peuvent pas toujours en fournir. Tout parait bien calme en ce dimanche matin, mais pour combien de temps ? … Je ne veux pas être pessimiste mais voir des gens passer des heures aux stations essences n’augure vraiment rien de bon.

Hier, pour me changer les idées, j’ai été plongé dans une douce mélancolie musicale, en écoutant des chansons de territoire, de terroir presque. Je ne parle pas du vin mais vraiment de la terre où l’on a pris racine, cette terre qui nous a fait grandir. L’identification est toujours forte même si ce n’est pas la Bretagne. De la Corrèze au Sud, des corons à la Savoie, l’attachement à un endroit est toujours évocateur pour celle ou celui qui est loin de chez lui. L’écho de la vibration de ces chants m’a aussi ramené vers le peu de temps français que je vais avoir cet été avant mon nouveau grand départ vers l’inconnu. A l’heure où le nationalisme sportif prime sur la vie quotidienne, à l’heure de vibrer aux mouvements du ballon rond, je sais que je suis français, mais aussi un breton loin de sa terre natale.

Une balade que j’ai pu faire, m’a ramené à Guiscaër. En effet je suis allé à Tanayel, dans une ferme pédagogique. Aller voir des vaches laitières, la salle de traite et les pâturages n’était en rien nouveau pour moi, mais je sais bien que pour mes élèves, rien de tout ça ne pourrait sembler évident et il serait donc intéressant qu’isl puissent aller découvrir une ferme, et tout simplement d’où vient le lait qu’ils boivent. Je doute que la moitié le sache. L’odeur si caractéristique des bovins, le foin et l’étable, cela faisait bien longtemps. J’ai eu en revanche mal au cœur en voyant que ces belles vaches avaient toutes des colliers électriques, les empêchant de meugler à leur bon vouloir. Je ne sais pas si c’est réellement autorisé en France, mais cette pratique d’impulsion électrique si l’animal se met à crier ressemble pour moi à une forme de torture. Je ne suis pas un expert animalier, mais je me mets simplement à leur place, si au moindre son, on reçoit un choc électrique….

L’électricité est tombée à 10h00 et je n’avais pas pris le temps depuis de reprendre la fin de l’article de la semaine. Le Joker n’a pas encore perdu à Rolland, les anglais ont battu les croates et je vais suivre les matchs de la soirée. La chaleur de ce dimanche m’a quelque peu écrasée, rien de surprenant car même après trois ans mon corps n’est toujours pas habitué. Ou peut-être est-ce dû aux quelques pintes ingurgitées sous le soleil de plomb, je ne saurai le dire. Mais le sourire reste le même et à l’heure de terminer cet écrit je sais que je suivrai pleinement la soirée sportive.

Une nouvelle semaine à faire à la maison, mes élèves seront en classe avec ma remplaçante pendant que j’assurerai la liaison en ligne. Nous sommes vraiment passé à un autre enseignement, et il me tarde de retrouver mes pitchounes en classe. Ce sera après la fête de la musique et d’ici-là, de nouvelles péripéties. Encore 3 semaines…

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Messe, carnet et électricité

6 Juin 2021 , Rédigé par Pereg

Messe du matin

Messe du matin

Dimanche soir, cantina sociale, un vert de blanc mouawad sur la table et les écouteurs avec des podcasts dans mes oreilles. Un dimanche soir fort agréable pourra-t-on me dire et c’est clairement. Le mec il est dehors, il est dans un café/resto et il se la coule douce. Oui, on pourrait me le dire ainsi c’est vrai. Mais on peut aussi voir le pendant un peu moins positif. Car si je suis dehors, c’est aussi car je n’ai pas la possibilité d’avoir H24 d’électricité à la maison. En effet, nous en sommes à présent à parfois jusqu’à 12h de blackout sur 24h… C’est long… C’est un euphémisme que de le dire. Je n’y peux rien, ce n’est pas faute d’avoir essayé de voir avec le comité de l’immeuble pour réduire au minimum ces plages horaires. Seulement comme tout est lié à l’argent et que l’argent fait défaut, mes voisins font le dos rond. Avec mes colocs, nous subissons car nous pouvons nous permettre l’augmentation du prix de l’essence. Il semble que ça ne soit pas le cas de tous nos voisins. Ainsi au lieu de passer mon temps dans l’appartement, je vais donc le passer à l’extérieur sur ces plages horaires qui me seront défaillantes… Ma cantina sociale ce soir, n’est que le reflet de la difficulté de vivre ici, avec la joie du rire des gens qui sont de sortie. Ce mélange doux-amer correspond parfaitement à une mélancolie du dimanche soir.

Un peu de repos avant d’enchainer une nouvelle semaine, chaotique comme à son habitude à l’hybride qui amène des particularités pour les enfants. Avoir des petits groupes en classe est toujours un plaisir, mais aura-t-on la possibilité d’avoir une classe entière d’ici la fin du mois ? Je ne crois pas. Au fond qu’importe, car en ce mois de juin, mon travail, même s’il est toujours réalisé avec ardeur et bienveillance, n’en reste pas moins relégué au second plan. Entendons-nous bien, il occupe la plupart de mes journées, mais une fois que je sors de l’école, je n’y pense plus avant le lendemain et j’ai suffisamment de temps pour me consacrer à d’autres choses. Des sorties, des restaurants, visites, des lieux. Rien de réellement nouveau finalement dans ce que j’ai fait cette semaine, mais le plaisir de partager des moments heureux.

Carpe diem, je me le répète inlassablement car sans abuser, j’en souris à pleines dents. De Badaro à Hamra, la vie a vraiment repris son cours. C’est à la fois satisfaisant et étonnant. Jeudi soir alors que je voyais les bars pleins, deux pensées contradictoires me sont clairement venues… La première fut la satisfaction, la seconde l’étonnement et l’inconfort relatif. Oui, car côtoyer des gens, faire des sorties et ne pas être le seul à la faire, une nouvelle vie sociale triomphante, il y a de quoi se satisfaire. Mais à côté, et à mon grand étonnement, j’en suis à venir à non pas m’en plaindre mais à être mal à l’aise de croiser autant de monde. Pas de distance sociale ou peu, des gens qui se parlent à distance oubliée. Je ne m’en moque pas, je fais de même d’ailleurs et c’est là mon inconfort le plus important. Je le fais d’accord, mais voir les autres faire de même me gêne. On appelle ça de l’égoïsme. Il me faudra donc retravailler mes compétences sociales. Je suis allé cette semaine aussi une dernière fois au rugby. Non pas pour jouer mais assister et aider à l’entrainement. Avec mes doubles hernies discales, il m’en presque impossible de courir. J’ai eu plaisir de revoir les gars, faire à nouveau parti de cette équipe et j’aurais aimé pouvoir donner plus, mais ce n’est pas à moins de quatre semaines de mon départ que tout changera. Cependant, ce petit bonheur, je le reprendra assurément au Vietnam si la possibilité m’est donné, je la rechercherai en tout cas.

En ce 6 juin, deux évènements peu communs ont eu lieu. Tout d’abord j’ai fini mon carnet d’écriture. En plus de mon blog, j’écris de manière régulière dans ce carnet qui est le mien. Le sort a voulu qu’en terme de timing, ce soit juste parfait. Démarré le 30 août 2014 à l’aube de ma première année scolaire officielle et mes premiers élèves, je termine ce carnet après avoir réalisé la première aventure à l’étranger dont je rêvais depuis le début. Cet achèvement m’amène à présent de nouvelles perspectives. Je savais vouloir vivre à l’étranger, je vais continuer sans savoir où le vent me portera après ce nouveau cycle de trois ans. Il y a des projections qui ne doivent pas être réalisées. De Bordeaux à Beyrouth, de Fronsac à la SEGPA, j’ai beaucoup évolué, j’ai visité de nombreux pays, appris de nouvelles langues, rencontré des personnes formidables. Mes carnets ont toujours eu ce rôle de décharge émotionnelle, faits pour être écrits, non pour être lus. C’est là tout le paradoxe. J’ai besoin d’écrire, de vomir les mots, de me libérer de mes pensées, mais pas de les relire, même si ça a pu arriver. Alors pour ne pas rester sans rien d’ici à mon départ, j’ai pris le parti de faire comme durant mes colos, un carnet du quotidien, une double-page par jour, pour clore ce chapitre si particulier de ma vie. L’idée en tout cas me plait beaucoup.

Ce matin également, je suis allé à la messe. Oui, après avoir été à la mosquée pour l’Eid, je me suis dit que je n’avais pas fait les choses pleinement côté religion. J’ai donc voulu réparer cette erreur qui n’en a jamais vraiment été une, mais de passer à l’église. Ce matin direction Mar Maroun, un peu au sud de l’hippodrome. J’ai omis de le préciser, mais l’intérêt était aussi que la messe était en langue vernaculaire, c’est-à-dire en arabe. Plus qu’en libanais d’ailleurs, car quand on lit les écritures saintes, le fusra est la priorité. Je n’ai pas tout compris, mais la cérémonie est bien différente de chez-nous. Plus courte, plus liturgique et peu de chants. Au moment de la communion, je n’ai pas tellement hésité, je n’y suis pas allé. Je ne suis pas croyant, je suis agnostique et je le ressens toujours comme un peu un défi si une personne comme moi, s’octroie le droit d’aller communier. La population ressemble à celle de nos églises, une population principalement vieillissante, mais j’ai pu voir des jeunes, des couples de moins de trente ans, ou des adolescents, venus seuls, délibérément. Je ne me rappelle pas l’avoir vu en France si souvent. Ou plutôt, je ne me permettrait pas de parler d’une chose que je ne connais plus. Car oui, la dernière messe, pas une célébration à laquelle j’ai assisté, date de 2016 à Saint-Malo. Ce passage que j’ai voulu obligatoire m’a plu, mais je ne rééditerai pas. Une chose est sûre cependant, j’ai enfin réellement rompu l’association langue arabe=Islam.

Mon article touche à sa fin et la fatigue monte doucement, il va être temps de rentrer à la maison, une tartine et au lit, car je n’ai besoin de rien de plus ce soir. Un peu de musique encore une fois, je ne m’en lasserai pas. Plus que vingt-cinq jours.

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