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XXIII. Balade du dimanche, troisième dose et indécision.

23 Janvier 2022 , Rédigé par Pereg

XXIII. Balade du dimanche, troisième dose et indécision.
XXIII. Balade du dimanche, troisième dose et indécision.
XXIII. Balade du dimanche, troisième dose et indécision.
XXIII. Balade du dimanche, troisième dose et indécision.
XXIII. Balade du dimanche, troisième dose et indécision.
XXIII. Balade du dimanche, troisième dose et indécision.
XXIII. Balade du dimanche, troisième dose et indécision.
XXIII. Balade du dimanche, troisième dose et indécision.
XXIII. Balade du dimanche, troisième dose et indécision.
XXIII. Balade du dimanche, troisième dose et indécision.
XXIII. Balade du dimanche, troisième dose et indécision.

Posé devant Star Wars II : l’attaque des clones, je prends enfin le temps de revenir vers toi. Ce dimanche a été un plus agité que les précédents, je suis bien fatigué et mes crampes ne sont le symbole que de ma déshydratation que je rectifie depuis mon retour à la maison. Obi-Wan est parti sur Kamino et Anakin de retour sur Naboo avec Padme. Ce film est vraiment celui de mon adolescence. Voilà bien des années que je n’avais pas pris le temps de les revoir. Je pensais au départ, « je m’occupe que des IV V VI » mais j’ai décidé de revoir la trilogie avec laquelle j’ai grandi sur grand écran, et ce second film, est vraiment celui dont je me rappelle plus au cinéma. J’ai été déçu de la version de la trilogie originelle que j’ai trouvée a été modifiée. Des scènes à l’ordinateur, l’hologramme de Christensen à la fin du IV plutôt que de l’ancien après la mort de Vador, et « Han shot first ». Les version remasterisées, ne sont pas celles de mes cassettes de 1998, mais ce sont des détails que je pense que je retrouverais si je revoyais mes dvds. Qu’importe, je retrouve Natalie Portman comme sénatrice, même si j’aimais cette saga bien avant ce second opus avec elle, n’ajoute qu’au plaisir. Avec Audrey Hepburn ce sont vraiment les deux seules dont j’ai suivi quasi totalement la totalité de la filmographie.

Ce dimanche fut particulier a bien des égards, car pour la première fois depuis mon arrivée à Hanoi l’été dernier, et nous sommes en janvier je sais, je suis sorti de la ville durant le weekend. J’étais allé à Ha Long mais c’était accompagné et facile. Je m’étais inscrit sur un groupe Facebook il y a quelque temps déjà pour faire des randonnées, l’occasion s’est donc présentée. Je voulais oser, essayer, et surtout respirer. J’ai donc rejoint à Van, Lee et Kim à Tu lian, il m’a bien fallu trente-cinq minutes pour rejoindre le parking. Dans la brume matinale, je n’avais fait ça encore. Sol humide et route un peu glissante, cette première s’est bien passée. On devait être sept, on s’est retrouvé quatre. Deux ont annulé avec la météo matinale, et Amal ne s’est pas réveillée. Ce sont des choses qui arrivent. Levé à 6h, on quittait la ville vers 8h, et après un excès de vitesse, nous sommes arrivés à 10h dans le parc national de Bavi. Je m’attendais à un parc comme celui que j’avais pu observer au Liban, mon préféré étant celui de Jabbal Moussa. Mais il s’est trouvé qu’après cette première exploration, les possibilités de randonnée à cet endroit sont assez limitées. Qu’importe, j’ai apprécié. Une descente d’escalier en passant devant les restes d’une prison française une jungle humide et brumeuse devant une roche blanche, des marches glissantes et des sentiers au cœur d’une végétation si différente de celle à laquelle j’avais été habitué. On a fait un peu plus de deux heures de marche, sans compter les pauses, et la dernière montée vers la pagode a donné une tout autre perspective à cette sortie. Nous avons traversé la brume pour nous retrouver au-dessus. Une mer de nuage, voilà bien longtemps que je n'avais plus eu le plaisir d’une telle vue, mais c’était bien la nôtre aujourd’hui.

De retour à quatre heures à la maison, je ne suis pas resté inactif, au contraire, je suis parti rejoindre la team au football. Cependant, malgré et ça deviendrait presque une habitude, un nouveau triplé, nous avons perdu. Une première depuis le match avant Noël. Je soigne mes statistiques mais contrairement aux semaines précédentes, j’étais un peu à court de jus. C’est normal me direz-vous avec ma randonnée matinale. Je ne pensais pas que l’impact serait aussi fort, mais les petites crampes et les muscles fatigués de ce soir me confirme que j’ai atteint une certaine limite. La piscine de demain, comme celle dont j’ai l’habitude le lundi soir, je ferai peut-être une séance plus calme qu’à l’accoutumée. Je ne suis pas au mieux de ma forme. D’ailleurs il est clair que la troisième dose reçue ce jeudi n’a pas aidée. Oui, après Astra au Liban en juin, Moderna fin juillet à Saint-Malo, j’ai reçu un Pfizer ici au Vietnam. La réaction m’a semblé tardive, mais elle fut intense. Une nuit à suer et avec des muscles super tendus. Epuisant. Je n’étais pas en mesure d’assurer mes cours et heureusement avec le certificat de vaccination, une absence fut autorisée. J’ai néanmoins fait ma visio de fin de semaine, pour prouver aussi à mes élèves que tout allait bien.

Cette semaine aussi, avec Fanny ma pote de Marguerite Duras à Saigon, nous avons planifié plus sérieusement les vacances. Passant de Quy Nhon  et Thuy Hoa à Hoi An finalement. Je ne sais d’ailleurs toujours pas si elle viendra car son intérêt premier, le site historique n’est peut-être pas ouvert. J’ai beaucoup tergiversé à savoir quoi faire et comment le faire pour en arriver à l’étonnante conclusion, que je n’avais plus la simple idée de voyager seul. Alors que ça m’arrivait très régulièrement avant, je n’avais plus vraiment envisagé cette possibilité. La discussion que j’ai eu autour d’un super brunch avec Katie samedi me l’a fait réaliser. J’ai oublié ce que cette idée a de satisfaisant. Alors je me suis dit que si Fanny venait, on allait passer ces quelques jours ensemble, mais dans tous les cas je pars. Je ne sais ni à quelle date je ferai mon retour, ni de quelle manière mais je sais que ce ne sera pas avant le 5 février assurément. J'avais l’habitude d’une planification presque à l’extrême, je me retrouve sans réel plan pour ce Tet et c’est plaisant. Encore une fois l’idée est de sortir de la ville est la priorité. Je ne connais pas encore le pays alors toute destination est bonne à prendre et la décision de partir était la seule qui me semblait convenable. 

Le comte Doku a sorti son sabre rouge, Christopher Lee aura participé au SDA comme Saroumane et à Star Wars. Quel pied de voir Yoda et sa maîtrise des arts Jedi. Mes yeux m’ordonnent de dormir, bientôt je rejoindrai Morphée, ce n’est pas une saga, mais une nécessité. Mon prochain article n’a pas encore de date, on verra ce qu’il adviendra. May the Force be with you ! 

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XXII. Immensité, socialisation et délicatesse

16 Janvier 2022 , Rédigé par Pereg

Dimanche soir, à nouveau, à ma grande surprise, nous avons battu les jeunes du lycée, à nouveau j’ai scoré par trois fois. Dans un match intense, sans remplaçant, nous avons remonté de 5-2 à 5-6. Improbable après une première mi-temps où l’on avait fait que courir après le ballon. Rarement la possession avait été autant en leur faveur, et pourtant on a fini par le remporté ce match, à l’expérience. La joie de la confrontation est toujours un plaisir, et les jeunes nous ont vraiment encore une fois donné du fil à retordre. Au début, j’hésitais à jouer devant, et il faut croire que je ne suis pas si malhabile à force d’empiler les buts semaine après semaine. Une régularité digne de Robert même si c’est bien le maillot de Pavard que je porte pour notre match dominical. La semaine prochaine en serai-je ou pas ? On verra si la randonnée de prévue se déroule samedi ou dimanche.

Rester en ville est vraiment ce qui me gène le plus le weekend. Même si j’aime bien ma pétrolette, je ne me verrai pas aller à Bavi à plus d’une heure avec, Soc Son peut-être ? Même pas sûr. J’aime bien me balader sur ma Den, mais toujours à proximité d’un grand boulevard, d’une station essence, et puis de mes déplacements au quotidien. Je n’en ai pas besoin pour aller au lycée, je la laisse volontairement au garage en semaine car le vélo me suffit. La pluie pourrait me jouer des tours, mais j’ai ma cape et ça pourrait largement suffire. Je ne m’en suis pas servi depuis quelques temps déjà, mais la semaine s’annonce pluvieuse. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai volontairement samedi fait le tour à moto que j’ai fait.

Parti en tout début d’après-midi, j’ai roulé sur la digue autour de mon quartier, Ngoc Thuy, puis arrivé au bout, j’ai bifurqué plein sud. J’ai visé un parc Sun Yen qui est presque à la limite sud de la ville. Il m’a fallu plus de cinquante minutes pour arriver. Passé devant des immeubles de quarante étages, des tours cachant le soleil, des immeubles si hauts qu’ils bloquaient clairement mon chant de vision. En France dans les grandes villes, ces quartiers-là, je ne les connais pas, et je ne sais même pas s’ils sont aussi hauts que ceux que j’ai pu voir ici. Il y a cependant un endroit qui m’a surpris, ce sont des tours mais de luxe. Oui, pour certains vietnamiens, habiter dans une résidence moderne, aussi étouffante soit-elle pour moi, il semble que ce soit plutôt distingué ici. Ça m’étonne, ce n’est pas du tout ma façon de penser, mais ce n’est pas sans me rappeler les hôtels de Phu Quoc ou d’Ha Long, cette modernité à outrance a une valeur positive ici. Ce n’est pas mon point de vue, mais ça dit bien des choses de la société vietnamienne. Je suis un européen, un occidental, un Tei, et mes valeurs ne sont pas les mêmes, mes références, mes codes sont autres. Il ne s’agit pas que de critiquer ce qui me semble étonnant, voir aberrant, mais de recontextualiser et essayer d’y trouver une manière de raisonner.

J’ai appris par exemple que dans certains hôtels, les chambres « famille » proposent un seul lit. Immense, mais un seul. Car ici, pour réduire le chauffage à faire, les enfants dorment jusque tard avec leurs parents, dans un grand lit commun. Il va que le bébé dort avec ses parents, reste coller à sa mère jusqu’à ce qu’il marche, dans son dos, pour tout acte quotidien. Une idée qui semble presque folle d’un point de vue occidental, mais encore fort répandu ici. Le bébé ainsi ne pleure quasiment pas. C’est une autre manière de voir les choses. J’essaye de rester ouvert et réceptif à accueillir ces idées, ces modes de vie autres, ces habitudes, et même parfois les incohérences du quotidien. En sortant hier soir à Tay Oh, je suis tombé par hasard sur mes voisins, Gabriel et Hué, je suis resté boire une Guinness avec eux et leurs amis. A neuf heures, comme le stipule la loi, les bars ferment… J’ai un peu trainé et finalement après un passage dans un Bia Hoi pour retrouver mon punk anglais préféré, j’ai pris le chemin du retour. Alors que donc les bars et restaurants sont sensés ne plus accueillir de public passé 21h, j’ai eu le plaisir de me balader dans un marché aux fleurs à 22H30, complètement bondé. Incohérence et amusement. Oui le marché aux fleurs a pris une importance capitale car le Têt arrive.

Le Têt est le nouvel an vietnamien, début février. Et dans ce cadre, il est de coutume d’acheter un arbre pour célébrer cette année qui démarre, mais aussi d’offrir des coupes de fruits, de manger des plats spécifiques. Je ne suis pas exactement au fait de ces traditions, mais je m’y plonge peu à peu pour les découvrir. C’est Noël et le premier de l’an réunis cette fête. A la manière d’un Eid el Kebir, un passage rituel où les enfants sont célébrés. Toutes ces réjouissances autour de moi enveloppe le quotidien d’une relative douceur, mais c’est plutôt sous l’angle d’une difficulté inhérente à ma situation que je vois les choses. Lundi a été peu motivant particulièrement, un jour gris. Si j’utilise le mot délicatesse, c’est un euphémisme. J’ai vraiment du mal à me motiver pour cet enseignement à distance. Je fais mes visioconférences, je prépare mon travail, mais ça m’a pris plus de temps qu’à l’accoutumée, et puis soyons honnête, j’y suis allé à reculons. Je garde le cap, je sais pourquoi je suis là, je sais que les vacances qui arrivent vont faire du bien, mais peu à peu, ce distanciel résonne sur la longueur du temps passé loin de mes élèves, les CM1, mais aussi mes CE1 des années passées. Sérieux et appliqué, j’effectue mon travail, mais je sais que la lassitude me guette parfois, alors j’essaye de faire différemment. Il est clair qu’un nouveau souffle sera nécessaire, une perspective positive, une rentrée potentielle ?

C’est peut-être beaucoup demandé. C’est aussi pour que si tout le reste allait bien, je pense que je pourrais m’en sortir pleinement. Cependant, je n’ai pas eu le luxe d’avoir été introduit comme à Beyrouth, et je n’ai pas le plaisir d’avoir des amis proches, ou des colocs, même si je m’entends bien avec mes voisins, c’est encore un peu différent. Il me manque la bande comme j’ai pu avoir avec la team Burdigala à Bordeaux, à Varsovie ici, ou mon Tommy de Beyrouth. Socialement le compte n’y est pas encore. Je sais que ça viendra, j’ai rencontré des personnes formidables, j’apprécie les gens que je vois dans mon quotidien, certains sont d’ailleurs assez importants, mais ce n’est pas la même chose que de savoir que je rejoindrais les lads pour les bières du weekend.

Ce portrait pourrait être perçu comme assez terne, digne d’un mois de janvier finalement. Mais je ne veux pas m’abandonner à la tristesse, à nulle tristesse. Je trouve dans les moments simples que je vis ici, un bonheur réel. Si les choses doivent changer, elles le feront, l’entrainement de gaélique de jeudi prochain pourra y aider, les prochaines vacances aussi. Il n’y a rien qui puisse effacer dans mon quotidien, ce sourire qui est le mien. Mon dimanche en est le plus pur des reflets, un réveil tardif car j’ai vu les trèfles en visio assez tard dans ma nuit, un brunch avec une amie, une pâtisserie délicieuse au bord du lac avec un peu de lecture, une sieste et un match de football gagné.

Sourire, simple, basique. Place à une soirée au calme après avoir assisté à la belle victoire rennaise, ce sera un film qui me portera vers la nuit ou simplement une belle musique.

le marché aux fleurs et mon dimanche.
le marché aux fleurs et mon dimanche.

le marché aux fleurs et mon dimanche.

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XXI. Galette, séries et spiritualité.

9 Janvier 2022 , Rédigé par Pereg

J'aime la galette, savez-vous comment?

J'aime la galette, savez-vous comment?

Dimanche soir, je pensais démarrer mon écriture plus tôt mais la lessive, la préparation du repas de demain midi, je me suis perdu devant les gardiens de la galaxie. Après mon craquage Matrix d’hier, la fantastique BO écoutée une fois encore aujourd’hui en faisant du vélo m’a donné envie de les revoir. Le fait d’en parler aussi ce midi n’étant pas pour rien, je retrouve ce soir StarLord, alias Peter Quill et les autres antihéros de cette famille si particulière et rock’n roll, pleine de culture pop et d’humour. Il n’en fallait pas plus pour un dimanche soir. On parle souvent de film du dimanche soir et ici l’expression prend pleinement son sens. Un film pas prise de tête, qui fait plein de bruit, et qui fait sourire, de quoi clôturer la semaine de la meilleure des manières.

J’ai mangé une galette, une nouvelle fois même. Moi qui n’en avais presque pas mangé du tout les années passées, j’ai eu le plaisir de dévorer plusieurs. Une pour le conseil de maître de mercredi, une pour la réunion de samedi matin (oui j’ai bossé un samedi matin à l’école, mais j’y reviendrai…), une avec les voisins et une ce midi. Cette tradition, je la pensais plus globale que simplement les frontières françaises. J’ai été surpris de savoir que mes amis italiens ne connaissaient pas, ni d’ailleurs mes voisins britanniques et vietnamiens. J’ai donc décidé d’en acheter une pour leur faire goûter à tous. On en avait parlé mercredi avec les collègues de CM1, il nous fallait bien ça pour nous réunir à nouveau. Ce fut fait ce midi avec un très bon gratin dauphinois et ce dessert de janvier. Je ne me souviens pas avoir autant respecté la tradition durant mes trois années libanaises. Il est vrai que je n’ai pas forcément cherché à le faire alors qu’ici, ça s’est imposé comme une évidence. Peut-être que la distance et le fait de ne pas être rentré à Noël influencent ce choix de marquer d’autant plus le calendrier d’évènements « français ». Le fait de me plonger dans cette nouvelle culture, avec ses modèles différents, la place de la religion diffère et me questionne sur mes pratiques.

Quasi-inexistante il y a un an, j’effectue peu à peu un retour vers une spiritualité relative. Tout comme j’avais eu envie d’aller à la messe à Beyrouth, j’éprouve aussi cette envie à ma grande surprise ici. C’est d’ailleurs assez paradoxal car je n’ai pas forcément envie de croire, mais arpenter le chemin de la quintessence bouddhiste, vers l’appréhension des prières vietnamiennes, vers une démarche plus intérieure, vers le yoga. Les quatre accords toltèques en tête également, la méditation au quotidien, un chemin vers moi-même au travers des autres et de cette envie de sublime. Les religions du livre ne sont pas les seuls chemins vers une quête du bonheur supérieur à l’état humain. L’acceptation de ce ressenti, aussi étrange qu’il puisse être est un pas vers une pratique que je pensais oubliée, mais il est clair que dans les prochaines semaines, je remettrai les pieds à l’église et j’essayerai de trouver le moyen de discuter et comprendre un peu mieux comment fonctionnent les temples ici. J’ai déjà été dans plusieurs, vu des autels de prières, mais ça reste encore assez abscond dans l’ensemble. Il me faudra surement du temps pour comprendre, et ce temps je l’ai.

Cette semaine de reprise ne fut pas sans difficulté. La motivation avec le travail à distance n’est vraiment pas évidente à trouver. Il est clair que sans les collègues et le devoir de travailler pour moi mais aussi pour eux, je ne sais pas si j’aurais réussi à garder autant le rythme. J’aime travailler avec mes élèves, mais ce qui me maintient au travail est le fait que mes collègues de CM1 comptent sur moi, comptent sur mon travail dans plusieurs matières. Voilà presque deux ans que je n’ai pas eu de classe entière face à moi. Peut-être qu’après le Têt les élèves reviendront ? J’en doute. J’ai l’impression que les choses vont aller ainsi jusqu’en juin. Cependant l’idée que ça puisse se prolonger ainsi en septembre est assez insupportable à mon esprit. Ai-je envie d’une année supplémentaire à distance, la réponse est clairement non. Alors que ferai-je si jamais c’est le cas ? Aucune idée, mais j’ai envisagé un retour maison en fonction du contexte sanitaire, et je sais que ça implique beaucoup de choses, bien différentes de ma vie ici… On verra, nous n’y sommes pas. Pour l’instant j’essaye de faire au mieux dans mon quotidien ici. Nous avons eu une réunion ce samedi matin, comptant pour les journées de prérentrée, sur le projet d’école. C’était intéressant, mais se lever une fois de plus un samedi matin, ce n’est pas ce qui me motive le plus. La semaine prochaine sera forcément différente. J’ai d’ailleurs hâte de retrouver la piscine demain soir.

Après avoir réussi une nouvelle victoire face à l’équipe des jeunes ce dimanche, j’avoue que les courbatures se font sentir. Le badminton de jeudi soir a été des plus intenses. Rarement j’avais autant couru, je me suis éclaté face à Elodie et la Proviseure. Une bonne suée fait toujours du bien. A défaut de pouvoir sortir, j’en ai profité pour finir ma lecture de Beck. J’ai été surpris de voir que tout ne finissait pas à Avalon. Tout comme Jagaaan et Battle Royale, je reprends les mangas au long court. Quartier lointain de Taniguchi également. La lecture ne fut pas mon unique. J’ai revu le dernier Matrix une seconde fois car il m’avait laissé dubitatif, et pour l’éclairer, je me suis refais la trilogie avec Néo. Quel pied de revoir ces films, même si le troisième n’est pas terrible, ce sont de magnifiques images avec des concepts forts. Le numéro quatre était intéressant à voir, cependant la fin ouverte me questionne. S’arrêteront-ils là ? Vont-ils nous pondre une nième suite ? Ce serait dommage mais l’avenir nous le dira. J’ai envie de voir le dernier Spiderman et de me plonger dans la vie de Bobba Fett. Les histoires qu’elles soient de ce monde ou d’un autre, nous font tous rêver. Ce soir, je dormirai avec ces étoiles dans les yeux.

Mon vietnamien laisse à désirer, tout comme mon programme athlétique. J’ai déjà pris du retard au démarrage mais ce sont des choses que je vais reprendre cette semaine. Pas de dry January, mais de la motivation pour faire du vietnamien et du sport, les piliers de ma vie en dehors de l’école. Il est l’heure de retrouver mon mousquetaire préféré…

ma découverte de la semaine, Fairuz n'est pas celle qui a créé cette musique...

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XX. Phu Quoc, quintuplé et nouvelle année

2 Janvier 2022 , Rédigé par Pereg

Un résumé visuel de ma semaine
Un résumé visuel de ma semaine
Un résumé visuel de ma semaine
Un résumé visuel de ma semaine
Un résumé visuel de ma semaine
Un résumé visuel de ma semaine

Un résumé visuel de ma semaine

​​​​​​Dimanche soir et demain je ne serai pas en visio… Car la reprise pour les élèves aura lieu mardi. Demain, je commencerai par ouvrir ma boite mail professionnelle et l’on verra la suite. Je dois aussi préparer moodle pour le reste de la semaine, je ne suis pas inquiet, ça le fera assurément ! Une reprise en douceur comme je l’avais espéré après avoir préparé ma part des travaux à proposer aux élèves. La reprise sera en distanciel pour mes pitchounes. Le quartier de Long Bien est passé en niveau trois, et ça ne sent pas bon du tout. Nous n’avons pas eu le déplaisir d’un confinement militaire comme ils ont eu à Saigon, mais il n’en demeure pas moins que le quotidien semble fragile ici aussi. C’est une des missions que je me suis octroyé pour la journée de demain, voir l’état de la situation ici pour savoir réagir.

Les vacances s’achèvent, une soirée de lecture et puis s’en va. Je n’ai toujours pas avancé à fond dans Bragelone, mais à chaque fois que je relis une série de mangas j’ai beaucoup de mal à la couper. Certains, je ne les avais pas touchés depuis mes vingt ans. Monster, 20th Century Boys, Attaque des titans, Beck, One Piece, Vinland Saga, Démon slayer, Second Coming of Gluttony, The Fable, sans compter tous les œuvres que j’ai emprunté au lycée. Cette lecture est fascinante et peu importe le type de récit, voilà bien des mois que j’enchaine les chapitres sans pouvoir m’arrêter. Qu’importe, la lecture reste un plaisir dont j’ai du mal à me passer. Bien sûr, de jolis films, une belle série, je les regarde avec plaisir, mais le plongeon dans l’imaginaire de la lecture, est tellement autre. Je reprendrai le récit de D’Artagnan que je n’ai pas vraiment lâché d’ailleurs, et j’ai également trois livres qui me font presque une bibliothèque. En les lisant d’ici à l’été, ils rejoindront les romans que j’ai à Saint-Malo, ou pas d’ailleurs.

Rentré de vacances hier soir, je voulais avoir cette journée de transition avant de me remettre au boulot demain matin. Phu Quoc, une île tout au sud du pays, au large du Cambodge, était ma destination de vacances. Départ le 27 au matin, j’ai rejoint l’écolodge dont on m’avait vanté les mérites. Un lieu comme je l’avais espéré. Calme et simple, dans une partie de l’île ou la nature est encore la priorité. Une première journée au calme, petite baignade bien sûr et du repos sur une terrasse qui est un lieu si apaisant. Le mardi réservait une jolie surprise par la venue de Camille et Odelin. Ils nous ont rejoint pour un tour en barque, puis une balade en scooter à travers la jungle vers la plage aux étoiles de mer. Elles étaient vraiment nombreuses dans l’eau et simplement les observer était un spectacle ravissant. On a passé le coucher de soleil sur la pointe Ouest de l’île car oui celui-ci valait vraiment le détour. Mercredi amenait un spectacle particulier, le parc d’attraction Vin Wonders. Vin est une sacrée entreprise avec des complexes immobiliers de fou, tourisme de masse et carton-pâte. J’avoue que j’étais curieux de voir l’intérieur de leur parc. Il avait un faux air de Disney, reprenant de nombreuses idées, mais faisant vraiment plus cheap. C’est assez fou d’ailleurs comme endroit. Nous avons malgré tout profités de la journée avec la partie aquatique du parc. Et j’avoue que je sais que je participe à la destruction de l’île en faisant ce genre d’activité, tout comme la suite de mon séjour. Le jeudi nous devions partir pour une balade en bateau. Sauf que l’on nous a réservé un tour avec un groupe et ça non, pas possible. On a changé de plan et on a loué pour un tour privé un bateau. Snorkeling intense, c’est tout ce que l’on espérait. On l’a eu pleinement, dans trois endroits différents. Les récifs coraliens, plein de petits poissons et de vie, seulement pour une part d’entre eux. Oui, je n’aurais pu dire s’il était entrain d’être détruit par le tourisme intense, ou s’il commençait à renaître sur certaines îles que nous avions visitées.

La dernière partie de mon périple sur cette île était un festival de musique au bord de l’eau. On a profité avec un joli groupe de personnes du lycée Marguerite Duras de Saigon. Fanny (collègue d’amis au Liban avec qui j’ai fait l’exposition Divas du monde arabe l’été dernier) m’a présenté ses collègues et j’ai passé un super moment avec eux. La soirée du 30 était assez calme, celle du 31 très intense et c’était un joli moment à passer pour clore cette année, une bulle musicale, sociale, presque féérique comparée à la situation du pays en général. J’avoue que c’est tout ce que j’espérais. J’ai pu respirer, de nature, de musique, de rencontres, d’amitiés, de baignades, de vie.

L’année commence par un retour à la réalité Hanoïenne, calme, fraicheur et football. Comme tous les dimanches quand je suis par ici, je rejoins en vélo (pour m’échauffer) un terrain au sud de mon quartier. Même si je joue avec le maillot munichois de Pavard, numéro 5, je suis devant. Il m’arrive de planter un ou deux buts assez régulièrement je peux le dire à présent, mais j’ai eu le plaisir de marquer un quintuplé ce soir. Mon premier. Déjà que le triplé était une première, je me suis surpris à faire rentrer le ballon plus encore au fond des filets. Je vais travailler pour que ça ne reste pas une exception mais voilà qui augure de belles choses et surtout, voilà une seconde victoire d’affilée contre les jeunes, c’est aussi une première pour les matchs que j’ai joués.

L’année commence et j’espère. J’espère avoir à nouveau des élèves en classe, j’espère que je pourrais découvrir ce pays, j’espère pouvoir passer mon été en Europe, j’espère revoir la famille et les amis l’été prochain, j’espère vivre de nouvelles expériences ici ou ailleurs, j’espère que mon niveau de vietnamien me permettra de communiquer, j’espère profiter et continuer à faire du sport, j’espère rencontrer plein de nouvelles personnes. Plutôt que de résolutions, je parle d’espérance, car même si je suis capable de tenir des résolutions, il y a aussi des paramètres que je ne maîtrise pas. Inshallah tout se passera bien ! Je ne peux rien dire de plus et s’il y a bien une chose que le Liban, mon Liban m’a appris, c’est de toujours se dire « on verra ».

C’est reparti pour une nouvelle période et quoi de mieux que de clore par mon morceau de la semaine. Polo et Pan ont fait une reprise magistrale de la chanson pour enfant « Ani Couni » je ne l’ai découvert que très récemment. C’est reparti, 2022, me voici.

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